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21/10/2020

atelier cinéma

Faites du bruit !!!

Dans le cadre du festival Toiles des Mômes, Alice, animatrice de l’association Archipel a animé pour les jeunes un atelier bruitage de cinéma.

atelier; cinéma; vacances

Les ados ont fait un petit détour du côté du film muet pour comprendre l’histoire du son dans le cinéma avant de plonger dans le vif du sujet : créer une bande-son avec des objets du quotidien.

atelier; cinéma; vacancesEssoreuse à salade, brosse à dents électrique, papier bulles, claves, flute à piston... Charlie Chaplin lui-même en avait le tournis !

D'autres ateliers bruitage au cinéma ont lieu dans les bibliothèque de la COPAMO durant les vacances de Toussaint. Renseignements : bibliotheques.copamo.fr

 

 

20/10/2020

Soirée dictée

A vos copies!

dictée 2020 1.png

Le texte de Daniel Picouly proposé par maître Gérard a donné du fil à retordre aux élèves de la promotion 2020 lors de la soirée dictée. Pas de zéro faute, mais deux gagnantes ex æquo : Laurence Delore et Marie-France Pillot qui remporte la médaille d’or après avoir gagné au défi-jeu "nom féminin ou  nom masculin ?" soirée dictée; jeu

Bravo à nos 14 participants et un grand merci à Monsieur le Maire d’être venu saluer notre première animation post-confinement !

Vous avez été nombreux à nous demander de mettre en ligne le texte de la dictée, le voici donc. A vos copies !

Maintenant, vous posez vos porte-plume. Avant la dictée, je vais vous lire le texte en entier, en écrivant au tableau les mots que vous ne connaissez pas. Mais d’abord, je vais vous dire pourquoi j’ai choisi ce texte de Michel Grimaud. Il parle de l’Algérie et vous êtes tous au courant de cet incident au réfectoire, ce midi. Je n’ajouterai pas de commentaire. Je vous lirai simplement le titre de la dictée : Rencontre.

C’est la première fois que le maître nous explique pourquoi il a choisi une dictée. D’habitude, une dictée arrive dans la classe de nulle part. On ferme la porte, et soudain, en plein hiver, la moisson aux champs et son vin clairet bu à la régalade tombent de la bouche du maître. Ou bien sa voix fait entendre le roulement impétueux des grêlons de nacre, quand on transpire sous la blouse.

Parfois, la dictée montre ses grains de poussière qui tourbillonnent dans la lumière "en des millions de valses microscopiques". Sans elle, on les aurait regardés à l’infini, sans jamais savoir les dire. Dans une dictée, on peut naître, vivre et mourir en vingt lignes, ou seulement  suivre la trace d’un escargot de Bourgogne sur une feuille de laitue. Souvent le titre fait une promesse qu’on ne comprend qu’à la fin. Aujourd’hui, ce sera une rencontre. Le maître commence la lecture.

Daniel Picouly

Le champ de personne, chapitre 6

19/10/2020

Le Dit du Mistral

roman, rentrée littéraire, Luberon, légende

Le Dit du Mistral

Olivier MAK-BOUCHARD

Le Tripode, 2020, 348 p., 19€

©Couverture réalisée par Phileas Dog, collectif des 400 coups

 

Suite à un fort orage, un muret de pierres sèches séparant le terrain du narrateur de celui de son voisin s’est écroulé, révélant au regard acéré du paysan, parmi les éboulis, des "cailloux qui n’en étaient pas, des tessons de terre cuite, des bouts de poterie". Le paysan refuse d’informer les autorités, de peur d’être dépossédé de son champ  de cerisiers : un coup de tractopelle, et on n’en parlera plus !

C’est compter sans le narrateur, passionné d’archéologie, qui ne peut se résoudre ni à dénoncer le paysan, ni à perdre une si belle occasion de faire des fouilles en amateur. Et voilà les deux compères qui creusent et dégagent un visage sculpté dans le calcaire, ainsi que des centaines de tessons, à partir desquels ils s’efforcent de reconstituer des poteries. Ni vases, ni amphores, ni lampes votives… les objets découverts comme la fascinante "femme-calcaire" sont liés aux légendes locales.

La silhouette du Hussard, le chat du narrateur, traverse tout le roman, gambadant sur les murets sous la pluie, sillonnant les vergers, faisant la navette entre les deux hommes, rapprochés un temps par leur découverte, mais aux personnalités opposées. Le narrateur, intellectuel et rêveur, décrit ainsi le paysan :

"On sentait chez monsieur Secaillat cette force paysanne que rien ne fait plier et qui encaisse tout, obstinément, sans broncher. Avec lui, il y avait certes un temps pour la réflexion ; mais, une fois que c’était pesé, décidé, il n’y avait rien d’autre à faire qu’avancer, en serrant les dents, les coudes et les fesses, peu importe si le chemin était dur à parcourir. On pouvait lui demander si c’était le bon moment pour labourer, si la pluie risquait d’arriver ou non s’il ne valait pas mieux attendre un peu. On pouvait lui demander, mais une fois que c’était décidé, que le soc de la charrue rentrait dans la terre, rien ni personne ne pouvait l’en faire dévier. Tracer une ligne droite jusqu’au bout du champ, et une fois là-bas, revenir en parallèle. Qu’un mistral souffle à décorner les bœufs, qu’il se mette à grêler aussi gros que des prunes, ce qui était dit était dit. Monsieur Secaillat était comme il parlait : grand et sec comme un fil de fer, sans galimatias ni chichi bellis. On pouvait croire qu’il n’avait que la peau sur les os, qu’une pichenette suffirait pour le faire tomber. C’était à la fois faux et trompeur. Faux, car il suffisait de le regarder travailler pour le voir soulever des masses que ni vous ni moi n’aurions bougées d’un millimètre. Trompeur, car il en jouait : il se présentait maigrelet comme un atoumié pour mieux tromper son monde et rafler la mise à la fin. Il n’y avait que ses yeux pour le trahir : des yeux fins comme des brins de lavande, bien cachés derrière tout un pataquès de paupières, qui scrutaient tout et ne laissaient rien passer." (p. 99)

Dans ce voyage au cœur du Luberon, actuel mais traversant les époques, qui évoque Giono, Bosco et Daudet, l’auteur insère des bribes d’histoire et des contes locaux, faisant bifurquer le récit vers un monde antique et mythologique. "En bon Provençal, il faut se tourner du côté des légendes pour avoir un début d’explication" (p. 92). Il emploie également de nombreuses locutions provençales, pleines de soleil, et nous régale de cuisine méridionale, aïgo boulido en tête !

Dès la légende placée en introduction, l’auteur place le Luberon sous le signe des éléments, calcaire pour la terre, ocres pour le feu, Calavon pour l’eau, et mistral pour l’air. On retrouve cette dominante dans la structure du récit, qui commence par une crue d’orage creusant la terre, et finit par un incendie d’été poussé par le mistral…

Aline

18/10/2020

Mois film documentaire

Dans le cadre du Mois du film documentaire,

la bibliothèque organise la projection du film Carré 35 d'Eric Caravaca.

La soirée se poursuivra en compagnie de la psychanalyste  Virginie Bissuel qui échangera avec les spectateurs sur le thème des secrets de famille.

Annulé pour cause de confinement !

Carré 35 18h30 6 nov.png

12/10/2020

Atelier scientifique : de l'air !

atelier découverte, sciences

Attention, uniquement sur inscription et dans le respect des règles sanitaires !

11/10/2020

Dans les geôles de Sibérie

roman, Russie

 

Dans les geôles de Sibérie

Yoann Barbereau

Stock (la bleue), 2020, 300 p., 20€90

 

Une plongée terrifiante dans le système pénitentiaire russe. Yoann Barbereau fait œuvre littéraire du complot qui l’a envoyé en prison en 2015, et de son évasion incroyable de Russie trois ans plus tard.

Amoureux de la Russie, de son peuple, de sa culture, Yoann Barbereau occupe avec succès le poste de directeur de l'Alliance française à Irkoutsk en Sibérie orientale. Avec son épouse russe, Margot, il s’introduit rapidement dans les cercles d’influence et devient notamment proche du maire, un opposant à Vladimir Poutine.

Le 11 février 2015 des hommes en civil font irruption à son domicile et s’en prennent violemment à lui, devant sa femme et sa fille Diane âgée de 5 ans ; il est menotté, cagoulé et emmené en voiture pour une destination inconnue. Interrogé, frappé, il est sommé d’avouer… mais quoi ? "Quelques heures plus tard, il apprend qu'on l'accuse de pédophilie, plus exactement, d'avoir diffusé des documents pédopornographiques et d'avoir violé sa fille. C’est l’incompréhension et la stupeur."

Alors qu’il espère la venue de sa femme pour dissiper cette erreur et le faire libérer, la police l’informe qu’elle a demandé la protection des autorités et son incarcération (témoignage qu’elle rejettera par la suite, arguant qu’il a été fait sous pression). Après sa garde à vue, il est emprisonné 71 jours dans "des conditions épouvantables où il est facile de sombrer. La seule façon de s’en sortir c’est de s’adapter à la lumière qui ne s’éteint jamais, à la caméra, aux ordres souvent arbitraires, aux brimades, aux humiliations, aux fouilles et à bien d’autres façons d’abattre un homme. Il est vital pour lui de convaincre ses compagnons de cellule que l’accusation de pédophilie est mensongère et qu’il est victime d’une machination montée par le FSB" (service secret pour la sécurité intérieure russe).

Après un séjour de 20 jours en hôpital psychiatrique, pour de nouvelles expertises, il est assigné en résidence sous contrôle d’un bracelet électronique. En France, sa famille et ses amis constituent un comité de soutien, pour obtenir l’annulation du procès car il risque une lourde peine. Les autorités françaises assurent de leur soutien, tiennent de beaux discours et font de belles promesses, mais n’agissent pas, et la nouvelle redoutée arrive : le comité d’enquête fédéral ordonne l’ouverture du procès.

Yoann Barbereau est effondré.  Il sait que les gens du FSB ne le lâcheront pas. La seule alternative pour lui est la fuite. Avec la complicité d’un ami russe opposant au régime, il prépare minutieusement son évasion. Il parvient à déjouer la surveillance, et à effectuer un voyage incroyable de 5000 km jusqu’à Moscou, où il trouve asile à l’ambassade de France, qui s’avère être une prison dorée. Quand il apprend qu’il est condamné par contumace à 15 ans de camp à régime sévère, une évidence s’impose :  il ne peut compter que sur lui-même. Il s’enfuit à nouveau et parvient enfin à la frontière russo-estonienne après une marche difficile de 12 km. Il est libre.

Où faut-il chercher les raisons de son arrestation ? Il est informé de source sûre que le FSB a monté un dossier compromettant contre lui. C'est le fameux « Kompromat », souvent utilisé en Russie pour porter préjudice à une personnalité politique ou à toute autre personne indésirable. "J’étais trop visible, agaçant, trop audible, proche du maire, trop libre, j’étais un mégalo, ma mise au pas ferait avancer les carrières de l’ombre. C’était le calcul. Ne jamais sous-estimer la bêtise et le désœuvrement du FSB dans les lointaines provinces."

Son récit dresse un portrait sans concession de la Russie de Poutine, le fonctionnement du pays, sa justice, ses prisons, les cercles d'influence locaux, les mafias, les petits chefs zélés et carriéristes qui veulent se faire bien voir, les kompromats qui détruisent les individus. 

C’est aussi un récit empreint de culture, ponctué de très beaux passages littéraires. Il rend hommage aux écrivains russes. Ce sont eux qui, avec ses souvenirs de lecture de Villon à Alexandre Dumas, en passant par La Fontaine et Voltaire, lui permettent d’évaluer sa propre situation, de supporter sa condition et d’envisager son avenir. Enfin son amour de la Russie éclate dans de belles pages consacrées à son premier contact avec ce pays à Rostov sur le Don, à la nature sauvage de Sibérie, au lac Baïkal.

"Une féerie glacée se déploie autour de nous, elle nous protège ; nous chantons ; Diane reste interdite devant les tuyaux azurins d’un orgue monumental inventé par le gel. Dehors le Baïkal a installé une ruine de glace, elle s’offre à perte de vue. C’est un lacis d’arêtes saillantes, blanches ou cristallines, certaines ont été bleutées, il y a des totems glorieux et le masque d’une gorgone posé sur le chaos...Nous nous tenons ensemble dans cet éblouissement".

Annie

07/10/2020

Cinéma, bruitages et bande son

atelier découverte,atelier créatifToiles des Mômes

la COPAMO propose un atelier découverte du cinéma,

mardi 20 octobre à la Bibliothèque.

 atelier découverte, atelier créatif

Attention, uniquement sur inscription et dans le respect des règles sanitaires !

05/10/2020

Le Bon, la Brute et le Renard

roman, rentrée littéraire, road trip, etats-unis, chine

 

Le Bon, la Brute et le Renard

Christian GARCIN

Actes Sud, 2020, 325 p., 21€50

 

Le détective-chaman Zuo Luo, "Zorro" chinois spécialiste du sauvetage de demoiselles en danger et  son acolyte Bec-de-Canard, plus fin qu’il n’y parait, sont invités dans l’ouest américain pour rechercher la fille disparue de Big Meinfei. Les trois Chinois enquêtent dans le désert du Nevada, dans une compétition inconsciente avec deux flics locaux. Contrairement à son habitude, Zuo Luo ne maîtrise rien, et se laisse mener par son enquête, envahi du sentiment de son inutilité dans ce pays dont il ne comprend ni la langue ni les usages…

De son côté, un journaliste chinois et auteur réticent, Chen Wanglin, est envoyé en France par son patron, dont la fille s’est évaporée. Occasion d’un regard décalé sur Paris et sur Marseille, pas si différents, au fond, de certaines ruelles chinoises.

Qui est le Bon, qui est la Brute, et qui le Renard ? Entre joutes de poésie chinoise et réflexions sur de possibles mondes parallèles, les personnages se laissent entraîner dans un jeu de miroir semi-conscient. Existent-ils autrement que comme personnages de fiction ? Sont-ils les acteurs ou les jouets de leur vie ? Servent-ils, enfin, à quelque chose ?

Dans ce "Road trip taoïste", un sans-abri peut vous offrir une anthologie de poésie classique chinoise, et une policière américaine cultivée porter le même nom (finnois) qu’un bar de Guangzhou. Lire ce roman pour sa thématique policière mènerait à une déception. En revanche sa construction, son ton, ses dialogues savoureux et les nombreux thèmes abordés en font un roman attachant et original.

Aline

"Tu lisais, toi, enfant ? demanda Bec-de-Canard. - Jusqu’à douze-treize ans, oui.

- Et après ? - Après j’ai été adolescent et je suis devenu con.

- Ouais, moi pareil. Plus tard on s’en rend compte, et on passe le reste de notre vie à essayer de redevenir aussi subtil, curieux, intelligent, malin et ouvert à tout qu’on l’était jusqu’à douze-treize ans. - Ça dépend des individus. Moi je suis devenu con plus tôt. A onze ans, maximum.

- C’est que tes hormones ont travaillé avant les miennes. J’étais peut-être un peu en retard pour mon âge. Et toi, Menfei ? - Moi j’ai toujours été con." (p. 202)

 

"Ai-je un corps ou n’en ai-je pas / Suis-je moi ou ne le suis-je pas / Ainsi ma pensée s’interroge / Assis contre la falaise le temps s’écoule lentement / Entre mes pieds poussent les herbes vertes / Sur le haut de ma tête tombe la poussière rouge " (Han Shan, p. 191)

04/10/2020

Soirée Dictée

Vous étiez nombreux (devrais-je dire nombreuses ?) l’an dernier à relever brillamment les défis orthographiques de notre première dictée.

Etes-vous prêts à vous frotter aux pièges que réserve notre nouveau rendez-vous ?

dictée

Soyez les bienvenus vendredi 16 octobre à 20h!

Merci de vous inscrire au préalable et de venir munis de vos feuilles, de vos stylos et de votre masque !

La bibliothèque vous accueille en nombre limité dans le respect des règles et des distances sanitaires.

16:00 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dictée

02/10/2020

Palmares du prix M.O.T.T.S.

prix MOTTS 2020Le palmarès du prix a été révélé à la bibliothèque Mots Passants de Taluyers. 

prix des lecteursCette année, pour les romans le grand gagnant est De pierre et d'os de Bérangère Cournut

prix des lecteursDans la catégorie bande dessinée, c'est l'album Les Indes Fourbes d'Alain Ayroles et Juanjo Guardino  

Les auteurs des sélections ont été contactés pour répondre à quelques questions autour de leur livre. Prolongez le plaisir du Prix en découvrant leurs réponses réunies sous forme de livret.

prix des lecteurs