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06/04/2017

Le ciel est la limite

roman, deuil, Brésil

 

Le ciel est la limite

Anne LANOË

Fleurus, 2016, 250 p., 13.90€

 

Suite à un accident de la route qui a coûté la vie à sa mère, Samuel est resté quelques jours dans le coma. A son réveil, il refuse de parler... se coupant peu à peu de tous ceux qui l’entourent ! Ne sachant plus quoi inventer pour le sortir de son mutisme, son père l’envoie  2 mois au Brésil : avec un groupe de jeunes, il doit participer à un programme de revégétalisation d’une favela.

Le titre fait référence au bidonville, qui monte jusqu’au ciel, mais aussi à la belle métisse brésilienne, Céu (« ciel »), qui distille la joie de vivre.  « Nous avons des maisons de pauvres comme tu vois mais le monde entier nous envie cette vue sur Rio. Ce n’est pas pour rien qu’on cherche à nous déloger d’ailleurs. C’est bien trop beau pour nous. Seul le ciel nous arrête. »

Des fleurs tropicales, un musée d’art naïf, les cariocas, la plage, le Pain de Sucre et le Corcovado… mais aussi des gnons et des engueulades…  « Voyager n’est pas guérir son âme », et pour Samuel, ultrasensible, roi des haussements d’épaules, sourcils levés et mimiques en tous genres, il est difficile de s’entendre avec les autres jeunes du groupe. Chacun a son histoire douloureuse, et peine à accepter les mains tendues !

Ce voyage au Brésil est plutôt un voyage intérieur, ainsi que l’occasion de mieux connaître sa mère en renouant avec son histoire familiale, marquée par les années de plomb en Amérique du Sud.

Aline

15/03/2017

Des chiffres et de l'action

roman ado, aventure

Le cercle des 17

Richard Paul EVANS

Pocket jeunesse (PKJ.)

Traduit de l’américain Michael Vey. The Prisoner of cell 25, par Christophe Rosson

Depuis sa naissance, Michael Vey possède un pouvoir électrique surprenant, mais il a toujours dû le cacher… jusqu’à ce qu’il craque sous le harcèlement des caïds du lycée et n’utilise ses pouvoirs pour se défendre, sous les yeux de la jolie Taylor, l’une des filles les plus populaires du lycée. Tous deux  décident d’enquêter sur l’origine de cette différence, mais ils sont vite pourchassés par une mystérieuse organisation qui veut les utiliser à des fins douteuses.

Beaucoup d’action et de suspense dans ce roman pour ados et jeunes adultes dans la lignée des Alex Rider (Anthony Horowitz) ou Missing (Meg Cabot). L’intrigue progresse vite, donc on ne s’ennuie pas une minute à la lecture. Le revers de la médaille, c’est que les personnages sont peu approfondis. Ceci étant, la série comporte 5 autres tomes, où l’on peut espérer que leurs caractères vont être affinés…

Pierre et Aline ont aimé.

 

roman ado,aventureLes Cent

Kass MORGAN

R. Laffont

Traduit de l’américain Homecoming

Depuis la guerre nucléaire, l'humanité s'est réfugiée dans les stations spatiales en orbite à des milliers de kilomètres de la planète. Les règles sont draconiennes afin d’éviter d’accroître la population : un enfant maximum est autorisé par famille, la naissance d’enfants en surnombre entraîne l’euthanasie d’un de ses parents ! Pour autant, l’air va bientôt commencer à manquer, aussi 100 jeunes, tous mineurs, tous accusés de crimes passibles de la peine de mort, se voient-ils accorder une seconde chance. Leur mission : retourner recoloniser la Terre. Seulement, l'atmosphère y est toujours potentiellement radioactive et à peine débarqués les 100 risquent de mourir. Face à un monde hostile, ces jeunes au lourd passé vont devoir se battre pour survivre, et pourraient bien être le seul espoir de l'humanité.

Chacun reste lourdement marqué par son passé à l’heure de reconstruire l’humanité. Trahisons, amours, suspense… dans ce roman d’action, adapté en série TV.  4 tomes parus à ce jour. Ce récit n’est pas aussi bien mené que Hunger games, mais il se lit facilement. Pierre a aimé, mais Aline trouve que la romance prend trop de place.

14/02/2017

Sothik

biographie, CambodgeSothik

Sothik HOK, Marie DESPLECHIN, illustrations de TIAN

Ecole des Loisirs, 2016, 95 p., 13€

Au fil des souvenirs de Sothik Hok, cette biographie écrite par Marie Desplechin pour les enfants est un « livre d’histoire et de mémoire » sur la période où les Khmers rouges ont pris le pouvoir  au Cambodge.

Sothik est né en 1967, près de Kompong Cham, au bord du Mékong. Entre 1969 et 1973, de fréquents bombardements  américains ont secoué la région, puis des batailles sur le Mékong… suivis par l’arrivée des Khmers rouges, « l’armée de la forêt ».

« Au village, personne ne croit plus que le gouvernement pourra rétablir la paix. Déçus et découragés, les gens font confiance aux Khmers rouges pour arrêter les bombardements. » Aussi, lorsqu’ils « promettent qu’ils vont en finir avec l’injustice et créer une société de l’égalité parfaite, sans argent ni propriété, où plus rien ne distinguera les citoyens entre eux », les villageois sont prêts à les soutenir.

Du jour au lendemain, tout change. La famille de Sothik, plutôt aisée et éduquée, doit quitter sa maison ; ses parents s’adaptent, et se mettent à la pêche et aux travaux des champs. L’argent est aboli, les livres sont détruits. Enfin la cellule familiale disparait : les enfants sont retirés à leurs parents pour être endoctrinés, et doivent travailler. Sothik fait partie des brigades qui chassent les rats dans les rizières.

« Ma famille, maintenant, c’est l’Angkar, l’organisation qui dirige le pays, nos vies et nos esprits. L’Angkar a tout pouvoir sur nos vies… »

biographie,cambodge

Les conditions de vie empirent, la terreur et la famine s’installent.  « Même à demi mort de faim, il est strictement interdit de trouver à manger tout seul. Ramasser un légume, un fruit, un escargot, un insecte est sévèrement puni. Celui qui se nourrit sans avoir reçu son repas de l’Angkar est un individualiste qui ne pense qu’à lui. Il refuse le repas pris en commune. Il trahit l’Angkar qui, comme chacun sait donne à chacun ce qu’il lui faut. »

Ce récit de vie, chronologique, va jusqu’à l’invasion vietnamienne du Cambodge, et à la vie après le parti communiste du Kampuchea. Ecrit au présent dans un langage fluide et clair, assez factuel, ce qui le rend très accessible et pédagogique, il s’adresse à tous, à partir de 12 ans.

Aline

12/09/2016

Big easy

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Big easy

Ruta Sepetys

Gallimard jeunesse, 2016, 454 p., 8.15

Traduit de l'anglais par Bee Formentelli

 

Josie, dit "Jo", est née en 1933 à la Nouvelle-Orléans. A 16 ans elle partage son temps entre femme de ménage dans une maison close où "exerce" sa mère et libraire dans la boutique de son ami Patrick. Nous sommes plongés dans les années 50 au milieu du quartier français où mafia, affaires louches et gens sans avenir se succèdent. Mais Josie veut plus que cela, son rêve est d'intégrer la prestigieuse université de Smith dans le nord du pays. Mais sa condition, son niveau de vie et ses petits moyens ne lui permettront peut-être pas d’atteindre son rêve. Surtout que sa mère disparaît en lui laissant une dette de 5 000 dollars.

Roman à la fois plein d'espoir et sombre, réflexion sur la condition des femmes en 1950 aux USA et sur l'héritage familial : on nait fille de famille riche, on a accès à l'éducation et à la culture ; on nait dans une famille pauvre, l'accès aux écoles devient difficile voire impossible, aucune autre issue que le petit travail (voire la prostitution); Josie va se battre contre cette fatalité.

En parallèle se mélangent les histoires d'amitié, d'amour, de confiance et d'entraide, porteuses de belles valeurs. Les personnages secondaires sont bien travaillés, on tombe sous le charme de l'homme à tout faire de la maison close d'une gentillesse inégalable, on s'étonne de la tenancière très protectrice et "seconde maman", on virevolte au rythme de la journées des "filles" toutes plus originales les unes que les autres et on fait balancer notre cœur entre le chauffeur de taxi baroudeur, Jesse, et le libraire, Patrick.

On adopte ce petit monde qui gravite autour de Josie. On s'attache et on est triste quand il est déjà l'heure de tourner la dernière page ...

Céline

20/05/2016

Club spécial manga

Mercredi 18 mai le club ado B.A.G (Bibliothèque Ado Gâteau) s'est transformé en club spécial pour lecteurs de manga à l'occasion de notre exposition sur le Japon.

Dans un premier temps, nous avons discuté et échangé sur nos mangas préférés. Chacun a présenté sa série :

- Black Butler/ Yana Toboso : histoire d'un majordome un peu particulier qui aurait pactisé avec le diable...

- Le maître des livres/ Umiharu Shinohara : bibliothécaire jeunesse peu sympathique qui aide à résoudre les problèmes de ses lecteurs par la lecture.

- GTO/ Tôru Fujisawa : professeur face à des classes pas toujours très faciles à gérer.

- Kuroko's basket/Tadatoshi Fujimaki: duel au sommet entre les deux plus grandes équipes de basket du lycée.

- One piece/ Eiichiro Oda: un petit garçon rêve de devenir pirate. Devenu homme caoutchouc, il embarque avec son équipage à la recherche du trésor.

- Bamboo blade/ Masahiro Totsuka : un professeur de Kendo doit recruter 4 jeunes filles dans son équipe s'il veut pouvoir se nourrir correctement à nouveau.

- Ratman/Sekihiko Inui : Shuto n'a qu'un rêve, devenir un super héros.

- Hikaru no go/ Yumi Otta : manga sur le jeu du go très populaire au Japon. Un esprit prend possession d'un joueur de go...

Yana Toboso - Black Butler Tome 1 : .Umiharu Shinohara - Le Maître des livres Tome 1 : .Tôru Fujisawa - GTO Paradise Lost Tome 1 : .Tadatoshi Fujimaki - Kuroko's Basket Tome 1 : .Eiichirô Oda - One piece tome 1.Masahiro Totsuka et Aguri Igarashi - Bamboo blade Tome 1 : .Yumi Hotta et Takeshi Obata - Hikaru no Go Tome 1 : .

Et encore bien d'autres ... disponibles à la bibliothèque !

Nous sommes ensuite passés à la réalisation et création de personnages de manga. Grâce à des gabarits (ou sans), chacun a pu donner libre cours à son imagination. Les dessins ont été suspendus en guirlande au côté des nombreux objets de l'exposition sur le Japon.

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Et en guise de conclusion, le goûter ! Une seule condition pour avoir sa part de gâteau, répondre à la question : si j'étais un personnage de manga je serais...

Un grand merci aux membres du club ado pour leur participation et leur aide à l'organisation.

Céline

20/04/2016

Une bouteille dans la mer de Gaza

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Une bouteille dans la mer de Gaza

Valérie ZENATTI

Ecole des loisirs, 166p., 2005

Elle c’est Tal, lui c’est Gazaman. Depuis que Tal, israélienne, a envoyé une lettre dans une bouteille dans la mer de Gaza, ils communiquent ensemble par mail. Comme son surnom le laisse présager, Gazaman habite la bande de Gaza. Ils échangent, ils se racontent, ils se dévoilent et apprennent à se connaître malgré les tensions dans le pays, malgré la guerre et les attentats.

« Les rêves, c'est ce qui nous fait avancer. »

Valérie Zenatti nous raconte Israel. Elle y a vécu toute sa jeunesse. De son expérience personnelle elle nous raconte l’histoire de ces deux adolescents : la routine de l’horreur, la peur constante dans la rue et les transports, les couvre-feux et les attentats mais aussi la beauté de ce pays et la richesse de sa culture. A travers ces adolescents c’est un message de paix et de fraternité que Valérie Zenatti lance : derrière chaque palestiniens et chaque israéliens ils y a aussi des hommes et des femmes qui nourrissent les mêmes rêves et les mêmes espoirs. Les personnages sont très attachants et on aime le côté bourru de Naïm alias Gazaman. Un livre optimiste non dénué d’humour et de sens critique.

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Pour aller plus loin, voir aussi l'adaptation au cinéma du livre de Valérie Zenatti :

« Une bouteille à la mer » film de Thierry Benisti et scénario de Valérie Zenatti

Céline

19/02/2016

Le passage du diable

roman,suspense


Le passage du diable
Anne FINE
Ecole des loisirs (Médium), 365 p., 7.80€

Daniel vit depuis sa naissance enfermé dans sa maison avec pour seule compagnie sa mère, ses livres et sa maison de poupée ; sa mère prétextant une grave maladie. Jusqu’au jour où des voisins, ayant eu vent de la présence d’un enfant dans la maison, entrent de force dans la maison, arrachant Daniel à sa condition. Isolé en lieu sûr chez un médecin, il ré-apprend à vivre, découvre le monde et se lie d’amitié avec cette famille et surtout avec la plus jeune des trois filles du docteur. Mais un « oncle » se manifeste et demande à Daniel de venir le voir. Cet « oncle » bizarre semble s’intéresser de très près à la maison de poupée …

Ténébreuse histoire de famille. Un mystère plane dès les premières lignes quand le narrateur « je » raconte son enfermement pendant plusieurs années dans sa chambre. On se doute que cette affaire est liée à un secret de famille dont la mère est l’élément central. Anne Fine arrive à nous emmener dans son univers où la maison familiale est un personnage à part entière : immense demeure gothique et familiale qui cache bien des secrets. L’histoire arrive à son moment le plus frissonnant lors de l’apparition du personnage de l’ « oncle », sombre et d’humeur très changeante. Terrorisant, il sera la clé du mystère quand Daniel mènera son enquête auprès du jardinier et de la cuisinière de la famille. Finalement il apprendra que la fuite sera peut-être son seul moyen de survivre. Roman, un brin fantastique, qui fera froid dans le dos des lecteurs.

A partir de 13 ans.

Céline

06/11/2015

Club Ado à la bibliothèque de Soucieu

NOUVEAU! : Club ado, rejoignez-nous !

QUOI ?

Le BAG (Bibliothèque ado Gâteaux) est un club de lecture à destination des adolescents.  Nous échangeons sur nos lectures (coups de coeur ou coups de griffe) : romans, BD, documentaires, revues. Et tout ça autour d'un goûter préparé tour à tour par les participants du club (qui veulent!)

COMMENT?

Entrée libre, gratuite ouvert à tous les ados à partir de la classe de 6e.

OU ET QUAND?

Les mercredis après-midi tous les 15 jours de 15h à 16h30 à la bibliothèque dans la salle animation.

Si vous êtes intéréssés(es) n'hésitez pas à demander plus de renseignements auprès de Céline ou Aline

Plus on est nombreux plus on lit !

 

PROCHAINE DATE DE RENCONTRE : le mercredi 9 décembre

Du pep's ! Animer les collections

23/07/2015

Broadway Limited : T1 Un dîner avec Cary Grant

Broadway-Limited-tome-1-Un-dîner-avec-Cary-Grant-de-Malika-Ferdjoukh-chez-LEcole-des-loisirs.jpg Brodway Limited T1 :

un dîner avec Cary Grant

 

Malika FERDJOUKH

L'école des loisirs, 582 p, 2015, 19.50 €

Elles s’appellent Manhattan, Hadley, Ursula, Chic, Etchika, Page. Toutes âgées d’une vingtaine d’années, elles vivent dans une pension pour filles : Giboulée. Nous sommes en 1948 dans un New York en pleine expansion culturelle. Le jazz, le cinéma (Cary Grant), la danse (Fred Astaire) sont à leur apogée. Toutes cherchent à réussir dans un métier artistique : la danse pour Page, le chant pour Ursula …. Ce petit monde vit en harmonie dans cette maison tenue par la vieille et dure Artemisia. Leur équilibre est un jour interrompu par l’arrivée d’un nouveau pensionnaire : Jo. Malheureusement pour Atemisia, Jo ne s’avère pas être une jeune fille mais un jeune homme : Jocelyn Brouillard (prononcé Jocelyne aux USA) arrivé tout droit de Paris ("Paree" avec l'accent s'il vous plait!) pour faire ses études. Malgré tout il s’installe à Giboulée et découvre la vie New Yorkaise et le monde du music-hall.

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 L’auteur nous offre ici des histoires de vie New Yorkaise d’après-guerre de ces filles en quête de gloire. On passe de l’une à l’autre sans cesse et sans parfois vraiment de lien. On les suit dans leur vie, leurs tourments et surtout leurs difficultés à percer dans leur métier. A travers ces personnages hauts en couleurs (chaque fille a son propre trait de caractère) on découvre le New York du côté de la nuit, des bars, du music-hall, des spectacles et du théâtre. Les filles enchaînent castings, répétitions et petits jobs. La grande histoire est saupoudrée de petites histoires qui permettent de tisser des liens parfois insoupçonnés entre les personnages. On y croise aussi une Grace Kelly en devenir et un Woody Allen encore boutonneux et peu sûr de lui. Tout cela sur fond de jazz américain.

Le chemin de ces filles jusqu’aux étoiles se révèle semé d’embûches et Jocelyn dans tout cela s’émerveille de cette grosse ville. Il les accompagne, les soutient et découvre pour la première fois les sentiments amoureux.

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L’écriture est saturée de références (difficiles certainement pour le public adolescent). L’écriture de Malika Ferdjoukh est fluide et linéaire. Elle nous plonge entièrement dans l’atmosphère du show business, dans la culture et mode de la fin des années 40 (on imagine tout de suite les filles au look de Katharine Hepburn). On s’approprie, s’identifie à ces personnages que l’on retrouve avec grand plaisir à chaque lecture. En posant le livre on a l’impression d’abandonner la pension et ses pensionnaires mais quel plaisir de les retrouver à chaque nouveau moment de lecture ! Intrigue parfaitement orchestrée, Malika évite toutes les facilités de littérature de jeunesse. Elle propose aussi ici un gros coup de projecteur sur les évènements marquants de cette période de l’histoire. Le personnage de Jocelyn nous permet ainsi de voir les décalages de niveau de vie et culturel d’une France en reconstruction après une guerre dévastatrice et d’une Amérique qui , elle, ne l’a pas connue.

Livre à l'origine à destination du public adolescent, il plaira et parlera certainement plus au public adulte.

Au fait le Broadway Limited est le train qui reliait Chicago et New York dans les années 40, un train où l’on croisait de nombreux passagers, de nombreux personnages ....

Céline

01/07/2015

Méto et Les Autodafeurs

Coup de projecteur sur deux coups de coeurs  : Méto et Les Autodafeurs. Même si leurs points communs sont nombreux : trilogies pour les adolescents écrits par des auteurs français, ils sont, néanmoins, très différents par leur genre.

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Méto

La maison, L'île, Le monde

Yves GREVET

Soixante-quatre jeunes garçons sont enfermés dans une maison surveillée par des Césars. Regroupés selon leur tranche d’âge par couleur, ils ne savent pas d’où ils viennent, qui ils sont, mais ce qu’ils savent c’est que devenus trop grands (quand leurs lits « craquent ») ils disparaissent de la maison. Les lois de vie sont dures, tout est chronométré, minuté : attention aux nombre de secondes que vous mettez pour chaque bouchée au moment du repas ! Les Césars sont intransigeants. A la moindre incartade, on est enfermé dans le « frigo » (on imagine aisément le genre de sanction). Pour défouler les garçons et les rendre hargneux, ils les font jouer à un jeu extrêmement violent l' « Inche » où le but est de mettre des points en se déplaçant à quatre pattes tout en tenant la balle dans la bouche. Méto, le plus révolté des adolescents, prend les choses en main. Il en a assez de vivre cette vie de reclus et surtout pressent que bientôt son lit va « craquer ».

Trilogie très prenante. Yves Grevet joue sur le suspense et l’incompréhension du héros qui est aussi la nôtre (on découvre tout en même temps que lui). Les romans vont crescendo tant dans la découverte par Méto des secrets de cette maison et de leur existence que sur les péripéties et l’action qui monte au fur et à mesure des livres. D’une égale qualité, ces trois tomes se lisent sans pouvoir s’en détacher et le suspense dure jusqu’au bout : un tour de force !

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Les Autodafeurs

Mon frère est un gardien, Ma sœur est une artiste de guerre, Nous sommes tous des propagateurs

Marine CARTERON

Le jour où son père meurt dans un "accident" de voiture, Auguste prend une décision (qu’il va au début amèrement regretter) : il propose à sa mère et sa sœur (Césarine autiste mais dans sa famille on dit "artiste") d’aller vivre chez leurs grands-parents à la Commanderie (du côté du père). En effet voyant sa petite sœur et sa mère déprimer, il pense qu’habiter à la campagne leur fera le plus grand bien. C’était sans compter qu’il fallait quitter l’appartement à Paris et le collège branché où il avait la cote. Pour Auguste c’est un choc lorsqu’il reprend sa scolarité dans son nouveau collège de campagne ringard. Il y retrouve son ami de vacances mais rencontre aussi des personnes qui vont changer sa vie : son prof de littérature (motard beau gosse à cheveux longs) et Néné (personnage haut en couleur). Surprenant une conversation entre sa mère et son professeur, Auguste se pose des questions quant à la mort de son père. Son grand-père lui apprend alors qu’il a été tué par une société secrète, les Autodafeurs, qui essaient d’avoir la mainmise et le contrôle du savoir en volant et détruisant les manuscrits et les œuvres les plus anciennes et d’une grande valeur. La famille d’Auguste fait partie de la Confrérie qui a pour but de protéger ces anciens écrits.

Quand le lecteur atteint cette révélation (moitié du premier tome), la machine se met en route. S’enchaîne action, enlèvement, course poursuite, meurtres …… Mise en place lente et agréable (semée de petites pointes d’humour et de sarcasme) et deuxième moitié complètement dans le suspense et les rebondissements. Le roman alterne le récit d’Auguste et le journal de sa petite sœur. C’est la touche « légère » et perchée de l’histoire. Malgré son handicap, Césarine sera un personnage important et une aide précieuse pour Auguste. Au-delà de l’autisme on découvre une enfant intelligente, rusée et possédant un don de déduction implacable. Coup de cœur pour ce personnage original. Niveau originalité on pensera aussi à Néné, élève sérieux mais pas modèle, le plus ringard du collège qui sera un équipier de choc pour Auguste. A lire sans modération !

 Céline