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12/08/2013

Un écrivain, un vrai

roman,écritureGary Montaigu, écrivain New-Yorkais d'origine française, est à l'apogée de sa gloire : il vient de gagner le prestigieux "International Book Prize". Pour satisfaire l'ambition de sa femme, Ruth, mais aussi par amour de la littérature qu'il pense ainsi servir et promouvoir, il s'est laissé persuader de participer à une émission de téléréalité :

 

"Un écrivain, un vrai" s'introduit dans sa vie quotidienne. Les caméras le suivent partout, y compris lorsqu'il écrit dans son bureau et en rendez-vous, et les médias lui dictent un scénario de vie. Sa femme, elle aussi, est de plus en plus intrusive, et va jusqu'à modifier ses textes pour qu'ils soient plus accessibles au grand public. Quant à ses textes, parlons-en ! Soumis à l'approbation du public, au fameux "J'aime, je partage", le roman qu'il écrit n'est plus qu'une médiocre caricature !

 

Quelques mois plus tard, il a déserté la vie publique, et vit en reclus dans son bureau, en chaise roulante…

 

Réflexion sur la téléréalité, sur le poids des médias dans la vie culturelle, sur la difficulté de la création et l'authenticité de l'écriture… le roman oppose les concessions de Gary aux choix de l'écrivain Alain Mabanckou : "auteur à succès avec une tête de mauvais garçon et un cœur grand comme le soleil, Alain empilait les livres et les prix prestigieux sans jamais se défaire de ses exigences littéraires".

Le sujet est intéressant, mais l'écriture un peu intellectuelle ne plait pas forcément. J'aurais aimé la fantaisie et l'inventivité d'un Tonino Benacquista (Saga) pour broder sur ce thème…

 

Un écrivain, un vrai

Pia Petersen

Actes Sud (Domaine français), 2013, 214 p., 20 €

04/03/2013

Léon ou les confessions d'un orphelin ordinaire

leon confessions d'un orphelin.gifFin 1746, Dieudonné –dit Léon- est abandonné à la naissance dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, et envoyé en nourrice dans le Morvan avec une dizaine d'autres nouveau-nés. Il ne doit sa survie qu'à l'affection de Méline, la fille aînée de la nourrice. Faisant preuve d'une détermination extrême, il réussit à apprendre à lire, puis rejoint la capitale, où il assure sa subsistance tant bien que mal,   jusqu'à accéder à une vraie profession. Il peut alors enquêter sur ses origines.

 

Roman historique très fluide, agréable à lire, abordant de nombreux thèmes : le sort des orphelins à l'époque des lumières, la vie à Paris dans les quartiers populaires, l'importance de l'amour (ou de son absence),  et le pouvoir de l'écrit. S'inspirant de lettres de 1761, l'auteur dresse en creux le portrait d'un homme totalement en opposition avec ses préceptes : philosophe et écrivain, auteur d'un manuel d'éducation des enfants révolutionnaire  à son époque, il a pourtant fait déposer ses cinq enfants dès leur naissance aux enfants trouvés !

 

Léon ou les confessions d'un orphelin ordinaire

Kathleen Vereecken

Bayard (Millezime), 2012, 361 p., 12.50 €