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28/04/2017

Dans la jungle avec Alexandra

Rencontre-dédicace avec l'illustratrice

Alexandra Huard

vendredi 5 mai  16h30-18h30

à la bibliothèque de Soucieu

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Dans le cadre du prix des Incos, Alexandra accueillera les classes de CE2  pour une discussion sur son métier d'illustratrice, la création de son album Tangapico, et un atelier créatif JUNGLE Jeudi 4 mai à Orliénas / Thurins et vendredi 5 mai à Soucieu

Alexandra Huard, est l’illustratrice de La chose, Tangapico, Rikimini, Je suis la méduse, Peter Pan, La chanson de Richard Strauss, et bien d’autres albums…

Nous retrouvons avec un immense plaisir cette jeune illustratrice enthousiaste et pleine de talent, qui avait déjà rencontré les CP en 2013 !

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23/01/2017

Va jouer avec le petit garçon

album jeunesse

Va jouer avec le petit garçon !

Clémentine Beauvais (texte), Maisie Paradise Shearring (ill.)

SarBacane, 2016

 

À partir d’une situation criante de vérité, Clémentine Beauvais lâche la bride à son imagination : au parc, l’enfant, qui s’amuse tranquillement dans son coin, reçoit de sa maman l’injonction d’aller jouer avec un petit garçon solitaire, un peu plus loin. L’auteur se place au niveau de l’enfant :

« Je déteste, DÉTESTE dire bonjour à des petits garçons à la pelle. Moi je fais pas ça avec elle : « Va jouer avec la dame, là-bas ! Elle s’ennuie avec ses pigeons ! En plus, elle a l’air très sympa ! »…

Et là, on part dans l’imagination enfantine, les « et si » et les « on dirait que… » de la plus belle espèce : « Et si jamais le petit garçon… c’était pas un petit garçon ? Si jamais c’était un monstre déguisé dans une peau de petit garçon volée ?... Et s’il m’emmenait dans un trou dans le sable, et que dans le trou il y avait d’autres prisonniers… ».

Le lecteur retrouve tous les enfants du parc dans des péripéties incroyables, illustrées minutieusement par Maisie Paradise Shearring : palais souterrain de monstre dangereux, taupes domestiques, code secret, évasions, panthère noire,… Jusqu’à un final qui replace ces aventures dans leur contexte fictif, puisque chacun est resté à ses jeux inoffensifs dans le parc… tout en gardant l’œil sur son entourage et en faisant marcher son imagination.

L’univers enfantin est particulièrement bien rendu… dans un bel exercice de conditionnel ! Ce cri du cœur de l’auteur, basé sur son vécu enfantin, est à la fois un régal de lecture pour les enfants (à partir de 7 ans, ils commencent à en apprécier les deux niveaux de lecture) et un bon support de réflexion pour tout parent ou éducateur.

Clémentine et Maisie présentent "Va jouer avec le petit garçon".

Aline

23/10/2015

Laure Monloubou vient nous voir !

Accueil de l'auteure et illustratrice jeunesse

 

rencontre d'auteur,album jeunesserencontre d'auteur,album jeunesse4 classes ont rencontré Laure Monloubou. Les enfants avaient préparé sa visite en lisant ses albums Myriam la tomate farcie et Perdus au musée.

Laure a expliqué son travail d’auteur-illustratrice et la création d’un livre. Un cahier de brouillon ne la quitte jamais, pour noter ses idées d’histoires, de personnages, de dessins,… rencontre d'auteur, album jeunesse

Elle nous a montré les étapes de la création à l'aide de nombreux croquis et originaux :  rédaction du texte, répartition par pages, croquis, "chemin de fer", crayonné, couleurs, mise en page…  Elle a aussi expliqué le travail de l’éditeur, de l’imprimeur, et les dernières relectures sur le "livre mou", juste avant l’impression.

A partir de matériel simple, papier, crayon à papier et feutre, les enfants ont réalisé leur personnage « à la façon » de Laure Monloubou : une tête ronde, un nez ovale, deux yeux ronds… (expression et personnalité étant donnés par la forme de la bouche, la direction des pupilles, les sourcils… et les cheveux. Laure, elle, fait son "encrage" au crayon de couleur (bien appuyé), puis ses couleurs à l’aquarelle.

rencontre d'auteur,album jeunessePetits trucs d’artiste :

- fixer ses feuilles à la table avec du ruban adhésif avant de les détremper : le papier se tend au séchage, ce qui permet ensuite de peindre à l’aquarelle sans gondoler…

- ne jamais noter le texte dans les dessins, au cas où le livre serait traduit (comme Mimi Tomatito !)

Chaque enfant est reparti avec son personnage dessiné et encré. Nous n’avons pas eu le temps de colorier les dessins, mais ce sera fait en classe !

Une séance de dédicace était proposée à l’issue de cette rencontre, de 16h30 à 18h30, avec des livres fournis par la librairie Murmure des Mots. Mais finalement, c’est surtout les jours suivants que les  enfants ont amené leurs parents à la bibliothèque pour emprunter tous ses albums ! 

17/10/2015

La valise rose

La valise rose
Susie MORGENSTERN, ill. Serge BLOCH
Gallimard jeunesse, mars 2015, 28p., 13.50€

couverture_La_valise_rose.jpgPersonne n’a compris quelle idée loufoque était passée par la tête de grand-mère quand elle a apporté son cadeau de naissance à Benjamin : une valise rose !
Quoiqu’en ait pensé son entourage, Benjamin l’a adoptée tout bébé, et n’a pas cessé de lui trouver de nouveaux usages. La valise a été tour à tour couffin, coffre aux trésors, lit pour les peluches, garage à camions, tam-tam, soutien pour apprendre à marcher, cartable… et valise aussi parfois, bien sûr. Mais comme « il faut parfois faire des compromis dans la vie » il accepta enfin un jour de s’en séparer… je ne vous dis pas pourquoi (ou plutôt pour qui).
Un album sympa à lire avec les enfants, qui s’attacheront à cet objet, et sauront lui inventer plein d’autres usages !

 livre_La valise rose.jpg

Avec ses illustrations au style rétro en teintes pastel où « flashe » le rose fluo, cet album est un objet inattendu.

Pour en voir plus, lien vers le Bloch’s Blog

 

Par son histoire, écrite au passé et ouvrant sur plusieurs niveaux de réflexion, il évoque un conte… et c’est effectivement une leçon de vie. On peut en faire une lecture multiple :
C’est l’histoire simple d’une valise choisie comme doudou ou objet favori.
Oui, mais c’est aussi une étude des relations inter-familiales : les adultes sentiront l’opposition entre la fantaisie de la grand-mère et le conformisme de la maman, ainsi que l’hostilité (voilée ?) entre belle-mère et belle-fille… La mère croît savoir mieux que tous ce qui est bon pour son fils, mais n’est pas à son écoute. Le père, lui, a une vraie place de conciliateur.
J’ai aussi trouvé dans cet album un plaidoyer anticonformiste, pour la capacité à faire ses propres choix : « Les moqueries au collège sur la couleur et la forme de son « cartable » ne le dérangeaient pas du tout. Comme sa grand-mère il ne cherchait pas à ressembler tout le monde, à être invisible« .

Bref, il y a de quoi se nourrir dans cette valise rose, ne la ratez pas!

Aline