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03/05/2017

Petite recette d'art pariétal

A l’occasion de la très belle exposition dédiée à la grotte Chauvet qui s’est tenue à la bibliothèque en mars dernier, les petits homo-habilis jarréziens se sont essayés à la peinture rupestre. Voici la recette d’un atelier à succès :

  • Une animatrice plasticienne astucieuse
  • Des enfants curieux
  • Du carton
  • Des pigments colorés
  • Quelques jaunes d’œufs
  • Des épices jaune orangé
  • Du sable
  • Des craies grasses
  • Un peu d’imagination

préhistoire,art

préhistoire,artUne quinzaine d’enfants s’est réunie autour de Catherine Chulliat pour observer le travail des artistes de la préhistoire à partir des panneaux d’exposition et des livres mis à leur disposition. Ensemble, ils se sont interrogés : quelle peinture utilisaient-ils ? Pourquoi dessinaient-ils des animaux ? Après avoir convenu de manière quasi unanime que le tube de gouache n’avait pas encore été inventé, les enfants se sont lancés dans la confection d’une peinture maison : quelques jaunes d’œufs, une cuillère de pigments -ou d’épices colorées chipées sur l’étagère de la cuisine- un peu d’eau pour la consistance, et le tour est joué !

préhistoire,artPuis chacun a dessiné à la craie sur son morceau de carton la silhouette d’un animal sortie de la nuit des temps. Mammouths, tigres à dents de sabre, mégacéros, rhinocéros, lions des cavernes se sont animés sous les pinceaux  des enfants avant d’être exposés dans la salle d’animation. Matis est intraitable : « C’était hyper bien ! J’ai adoré tremper mon doigt dans la peinture et l’étaler sur le carton. »

Après le succès rencontré par cet atelier, la plasticienne nous fera le plaisir de revenir  le 28 juin pour animer la rencontre "Mes doigts pour peindre" autour de l'exposition "Du bout des doigts" de l’illustratrice Lucie Albon. Vivement l’été !

08:19 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : préhistoire, art

21/04/2017

Les filles au lion

Les filles au lion.gifLes filles au lion

Jessie  BURTON

Gallimard (Du monde entier), 2017, 496 p., 22.50€

Traduit de The Muse par Jean Esch

1936, Olive, passionnée de peinture, sait que ses espoirs d’être reconnue en tant qu’artiste sont illusoires. Dans le monde des marchands d’art dont fait partie son père Harold, le talent ne peut être que masculin ! Sa rencontre avec Isaac, peintre et militant communiste en Andalousie tandis que la guerre d’Espagne s’annonce, bouleverse sa vie.

1967, Odelle, originaire des Caraïbes, ambitionne de faire sa place à Londres comme écrivain. En attendant, elle est vendeuse de chaussures, puis travaille comme dactylo dans une galerie de peinture. Là,  elle fait connaissance avec le sympathique Laurie, venu faire expertiser une toile d’origine mystérieuse.

Au centre de l’histoire, un tableau fascinant, longtemps disparu, l’énigme de sa création et de sa transmission…

Après l’imagination et les qualités d’écriture dont elle avait fait preuve dans Miniaturiste, la jeune auteure anglaise nous revient avec un deuxième roman situé dans un double contexte historique, ambitieux récit d’imposture et étude de personnages féminins.

Autant que le rapport à l’art et à la création, c’est la place laissée aux femmes –qui plus est aux femmes d’origines minoritaires- dans la société et dans le monde de l’art qui est explorée dans ce roman. Faut-il suivre le modèle dominant ? L’amour doit-il primer sur toute autre considération ? Comment se réaliser et faire coexister des aspirations artistiques et sentimentales ?... Dans un récit agréable, Jessie Burton offre au lecteur les choix de femmes remarquables, marquées par leur époque.

Aline