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02/01/2013

Peste et choléra

Peste et Choléra, de Patrick Deville

Prix Femina 2012

 

Ce roman biographique a majoritairement été très apprécié par nos lecteurs... qui n'ont pas rédigé de chronique.

Cependant, il ne fait pas l'unanimité :

 

 "Sans danger et juste pour polémiquer une fois le livre refermé!"

Une bonne plume et un bon sujet suffisent-ils pour faire un roman?  Une biographie tout au moins : celle de  Yersin,  découvreur du vaccin contre la peste, voyageur infatigable entre le Vietnam et Paris, cartographe, planteur de caoutchouc, aventurier solitaire et généreux qui finira paisiblement en s’essayant  au latin  dans les forêts asiatiques … Les descriptions sont magnifiques, le voyage contagieux… mais cela ne suffit pas à faire un destin, encore moins un grand roman.  Si l’homme était exceptionnel, (on n’en doute pas) l'auteur pour sa part a visiblement peiné à exprimer cette singularité. Le mérite des grands romanciers n'est il pas justement la plongée dans l'humain qui  éclaire définitivement un destin intérieur? L'espérance était grande, au fil du récit on suit Yersin dans ses pérégrinations mais nulle transparence n'illumine ces pages ou ne vient leur donner sens. 

 

Dommage. Les ingrédients étaient là, le navire enveloppé de brumes dans le port de Marseille, mais question littérature, on reste à quai… Au final, il faut bien reconnaître le mérite d'une biographie appliquée (quoique des mauvaises langues aient pu repérer quelques "emprunts" à une étude déjà parue en 1985, déjà issue des archives de l’Institut Pasteur)...

Pour le moins, une  lecture  instructive.
Sylvie B