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09/01/2014

Princesse Bari

corée,immigration,chamanismeItinéraire d’une jeune Nord-Coréenne, 7ème fille de sa famille, depuis son village natal jusqu’à un Londres clandestin.

Non désirée, Bari est abandonnée à la naissance, mais devient pourtant la petite fille préférée de sa grand-mère, reliée à elle par un don commun de chamanisme. A la fin des années 1990, sa famille est contrainte de fuir le régime coréen, dispersée et poussée toujours plus loin par la famine. Les qualités de voyante de Bari l’aident à surmonter la perte des siens et à exceller dans sa profession de masseuse, que ce soit en Chine ou en Angleterre après une terrible traversée cachée par les "passeurs de serpents" à fond de cale d'un cargo.

  

Le récit intègre beaucoup de rêves et de sensations chamaniques, Bari est orientée et conseillée par l’esprit de son chien et de sa grand-mère. Elle comprend ses patients avec l’aide de fantômes de leur passé. Ce qui nous choquerait dans un roman occidental semble ici naturel, lié aux croyances asiatiques et au personnage de Bari.

L’auteur a su rendre l’universalité de la souffrance, des forces qui poussent les populations à émigrer, la bestialité des trafics de migrants, la volonté humble d’intégration dans un nouveau pays. Au contact de toutes les personnes qu’elle rencontre, de la Chine au Londres multiethnique, Bari apprend la tolérance et se forme une idée  globale et harmonieuse d’une spiritualité qui englobe toutes les religions. Soutenue par la légende de la Princesse Bari que lui racontait sa grand-mère, elle progresse dans la recherche de l’acceptation, du pardon et de l’harmonie.

L’une de mes premières lectures coréennes, qui m’encourage à continuer.

Princesse Bari

HWANG Sok-Yong, éd. P. Picquier, 2013 , 19 €

Traduit du Coréen