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08/04/2015

Fannie et Freddie

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Fannie et Freddie

Marcus Malte

Zulma, 157p., 15.50€

 

A bord de sa vieille Toyota, Fannie roule à toute allure vers le 45 Wall Street. Dans le parking elle se gare en double file derrière une belle Mercedes gris métallisée l'empêchant de sortir. Fannie est borgne, ses amis l’appellent Minerve car elle pivote son buste en entier pour voir son interlocuteur. Que cherche-t-elle dans ce parking (ou plutôt qui) ?

Macabre novellas (suivi de Ceux qui construisent les bateaux ne les prennent pas). Réflexion sur une société tenue par les banques et les spéculateurs qui peuvent parfois s’en mettre plein les poches au détriment des individus. Thème récurrent de ces deux nouvelles : la classe ouvrière malmenée.

Rapt peu commun d’une femme sur un homme. La tension est palpable du début à la fin (fin qui nous laisse d’ailleurs sur notre faim !). Marcus Malte n’est pas avare de descriptions sordides qui appuient l’horreur de la situation de l’héroïne. Une belle écriture fluide qui nous emporte jusqu’au bout sans pouvoir lâcher le livre.

Chaque début de chapitre est précédé de poèmes de l’auteur qui donnent le ton à l'histoire. Je vous laisse en apprécier un :

L’antique mélancolie nous gagne et nous rejouons

La chanson des morts

Celle qui partout nous accompagne

Brise légère soulève l’aile

Du souvenir

Qui sait combien de temps encore

Nous pourrons dire : une journée s’achève

Céline

11:12 Publié dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouvelles

28/09/2014

Bruce Machart

nouvelles,amérique,rencontre d'auteurDes hommes en devenir

Bruce Machart

Ed. Gallmeister (Nature Writing), 2014, 22 €

Traduit de l’américain Men in the Making par François Happe

Recueil de nouvelles, très américaines, et assez noires au premier abord.

Chacune de ces histoires, nous fait partager les fêlures d'hommes ordinaires dans des paysages typiquement américains, le plus souvent texans. Des histoires de chiens écrasés, d’accidents, d’enfants morts ou de parents disparus, ou tout simplement de garçons ou d’hommes ordinaires faisant de leur mieux dans des circonstances difficiles.

On n’oubliera pas Raymond, dans La seule chose agréable que j’ai entendue, aide-soignant qui agit de son mieux, avec compassion, au service des grands brûlés, alors que sa vie personnelle part en petits morceaux. Ou Dean Covin, convoyeur médical, qui prend le temps de se recueillir sur toutes les personnes dont il a transporté les restes, dans Ce qui vous fait défaut.

Ou à l’inverse le terrible grand-père texan de la nouvelle On ne parle pas comme ça au Texas, qui tente d’imposer  valeurs « viriles » à son petit-fils en visite : lorsque l’enfant lui dit "Je suis désolé" , il rétorque : "On ne parle pas comme ça au Texas. Au Texas, on ne mâche pas ses mots, tu sais, c’est une chose qui ne se fait pas." "Par contre, ce qui se faisait, au Texas, apparemment, c’était de mettre un fusil dans les mains d’un enfant de neuf ans qui a la gueule de bois". (p. 90)

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Bruce Machart, rencontré le 24/09 à la librairie Murmure des Mots, nous a dit rechercher dans l’écriture la même chose que dans la lecture : découvrir ce qui va se passer, se laisser prendre et surprendre par l’histoire et les personnages, sans savoir d’avance comment ça va finir. Il s’inspire de ce qui l’entoure, d’histoires entendues, de personnages ou de situations rencontrés. Engrange les histoires, les ressentis, les failles, jusqu’à ce plusieurs lui semblent s’accorder, se compléter. Pour Le sillage de l’oubli, son premier roman, l’élément déclencheur a été une histoire racontée par son père lorsqu’il était enfant, d’un homme pauvre et cruel, qui attelait ses fils à la charrue, à tel point qu’ils ont grandi le cou de travers. Cela lui semblait trop extrême pour être possible, et il s’est demandé s’il serait capable de rendre vraisemblable une telle histoire… (et n’a appris que plus tard qu’elle était vraie). De même, son roman en cours d’écriture a été inspiré par un moment de sa vie où il s’est interrogé sur les effets de la maladie d’Alzheimer, mais cela n’en compose qu’une petite part.

Lorsqu’il commence ses histoires, il s’attache beaucoup à ses personnages, sans savoir où ceux-ci vont le mener, ni avoir de fin en vue. Si ses personnages –nature comprise- sont aussi marquants, c’est peut-être parce qu’il les décrit au travers de tous les sens : regard, toucher, odeurs, goûts, bruits. En lisant Le dernier à être resté en Arkansas, le lecteur est frappé par les odeurs des résineux, la texture de l’écorce, le gel, la bière, la graisse de la monstrueuse écorceuse,… Dans Parce qu’il ne veut pas se souvenir, il évoque ainsi l’ambiance moite des nuits texanes : "Encore une de ces nuits de Houston, si chaude et si humide que vous pourriez accrocher des sachets de thé aux branches des arbres et les laisser infuser" (p. 57). Les hommes n’expriment pas leurs sentiments, a fortiori les Texans, donc l'auteur ne les exprime pas en mots, mais plutôt via des attitudes du corps, partant du principe que les expressions physiques seront plus parlantes, plus fiables que le cœur ou l’esprit, qui peuvent mentir.

A propos des titres de ses œuvres, Bruce Machart nous a fait part de son goût pour les mots enrichis par des significations multiples, rendues du mieux possible par un travail de traduction extrêmement fin. Monument fait ainsi référence aussi bien aux monuments et lieux que l’on aimerait avoir visités, au petit souvenir envoyé de Paris, qu’à la croix élevée par les MADD (Mothers Against Drinking Drivers) en souvenir du petit Kevin fauché par  une voiture. Tandis que la traduction du Sillage de l’oubli, en anglais The Wake of Forgiveness, a dû abandonner les multiples significations de « Wake » (veillée, éveil, épiphanie, sillage) et adoucir Forgiveness (pardon) en oubli pour éviter les connotations plus religieuses du Pardon en français.

nouvelles,amérique,rencontre d'auteurNé au Texas dans une famille nombreuse de fermiers d’origine Tchèque et allemande, Bruce Machart a rencontré un assez beau succès aux US, sauf sans doute au Texas, qui est son lieu de cœur, ou de référence, même s’il vit et enseigne au Massachussetts, plus libéral (comprendre : plus à gauche). Ses chiffres de ventes en France sont équivalents à ceux des Etats-Unis, ce qui peut surprendre, mais s’explique par le travail approfondi de son éditeur et des libraires, et le bouche à oreille. Même son recueil de nouvelles a rencontré du succès alors que ce n’est pas un genre très lu. Il les a écrites indépendamment,  puis s’est rendu compte qu’elles sont reliées par un thème : apprendre à devenir un homme, malgré ses failles.

"Etre un homme, un homme accompli, c’est faire en permanence l’expérience du manque."

Pour reprendre, comme lui, l’image développée dans Monument des enfants qui se réconfortent l'un l'autre de leurs terribles pertes, entre soleil et pénombre, derrière le store à lamelles : toute personne oscille entre ombre et lumière. Ses nouvelles sont plutôt noires, mais avec une part de lumineux. Pour se réconcilier avec ce genre pas toujours apprécié.

Aline

15/06/2014

Bouillon à Chassagny : Annie Saumont

C’est l’équipe de la nouvelle bibliothèque de Chassagny qui nous accueille, pour une fois. Très belle vue, jolie table et gâteaux parfaits ! Nous avons bavardé un moment avant de nous pencher sur les 2 sujets prévus pour cette rencontre : les nouvelles d’Annie Saumont, et l’été.

Annie SAUMONT

Née en 1927, elle s’est d’abord consacrée à la traduction d’auteurs anglo-saxons (John Fowles,  J.D. Salinger, V.S. Naipaul, Nadine Gordimer, Patricia Highsmith...). A partir de 1963, elle a publié de nombreux recueils de nouvelles.

Nous avons lu les recueils suivants :

La terre est à nous (1987)

Embrassons-nous (1998)

C’est rien, ça va passer (2002)

Un soir à la maison (2003)

Les blés (2003)

Un pique-nique en Lorraine (2005)

Koman sa sécri émé (2005)

Nos avis sont très partagés. Les nouvelles d’Annie Saumont présentent, de façon incisive,  des personnages présentant des failles : ados délinquants, parents alcooliques démissionnaires, vieux isolés, femmes jalouses,...  Le ton reste neutre, l’auteur décrit, mais ne pose pas de jugement. Nombre de ces nouvelles sont noires, le seul volume qui ait paru moins sombre est Un soir à la maison. La ponctuation est rare, du coup les respirations manquent, et la compréhension elle-même en a parfois été affectée (surtout dans les volumes présentés en colonnes étroites).

Pour autant, certaines lectrices ont beaucoup aimé la qualité de son style et de son écriture.

22/12/2013

Bouillon italien (suite)

Mario Rigoni-Stern (1921-2008)

Mario Rigoni Stern est né à Asiago, commune pauvre du Tyrol italien. Il est incorporé pendant la Seconde Guerre mondiale dans un régiment de chasseurs alpins. Fait prisonnier par les Allemands après la signature de l'armistice avec les Alliés en septembre 1943, il est transféré en Prusse orientale. Il finit par s’évader, et parvient à rejoindre Asiago en avril 1945. Employé au cadastre, il se consacre à l’écriture à partir de 1970.

Rigoni Stern et Primo Levi ont vécu des expériences qui se rejoignent, et Primo Levi le considérait comme l'un des grands écrivains italiens du 20e sièclePlus modestement, nous aussi avons beaucoup aimé ses textes, dont nous recommandons chaudement la lecture

Le sergent dans la neige (1954)

Premier livre écrit par Rigoni Stern, devenu un classique de la littérature italienne, ce roman reprend ses souvenirs de la dure retraite de Russie : la longue marche de quelques soldats italiens, dans le froid et la neige, accompagnés par la faim. Souvenirs aussi de quelques moments d'humanité et de solidarité, y compris entre ennemis.

Les saisons de Giacomo (1995)

1919-1938. Histoire des familles italiennes du plateau d'Asiago. Le travail manque, les pères partent en chercher à l'étranger, les enfants pauvres comme Giacomo fouillent les tranchées de la 1ère guerre pour récupérer les métaux des obus et gagner quelques sous. Puis c'est la montée du fascisme, la politisation et l'embrigadement des jeunes. Mario Rigoni Stern offre un témoignage poignant, tout en transmettant son émerveillement devant la campagne et la nature, dans une très belle écriture.

Les sentiers sous la neige (1998) et En attendant l'aube (1994)

Recueils de nouvelles très évocatrices, autour des thèmes récurrents chez Rigoni Stern : la guerre, la neige et le froid, le réconfort que l'on peut trouver auprès des autres, la solidarité, la montagne. La lettre à Jacopo fait exception : elle rend hommage au peintre de la Renaissance Italienne, Jacopo da Bassano, à travers l'histoire d'une de ses œuvres.


Retour sur le Don (1973) 

Trente ans après la campagne de Russie à laquelle il participa en tant que chasseur alpin italien, l'auteur revient dans les steppes russes parcourir à nouveau le tragique itinéraire où la plupart de ses camarades sont tombés. Passé et présent alternent. Mais au-delà des hostilités imposées et de l'absurdité des combats, les contacts humains, élémentaires et essentiels, demeurent. Les souffrances vécues rapprochent les deux camps autrefois opposés ; l'auteur retrouve alors les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers. On retiendra la superbe histoire des trois pommes de terre bouillies, offertes par une vieille femme russe. La guerre n'a pas épargné non plus le plateau d'Asiago. De tout cela, Rigoni Stern témoigne avec un réalisme sobre. Nourri d'émotion et de poésie face à la nature, il fait sortir de l'anonymat des humbles.

 

Bouillon italien

Erri de Luca

Né Henry de Luca à Naples en 1950, il est parti jeune de chez ses parents, a milité dans l'extrême gauche, a exercé de nombreux métiers manuels tout en réservant du temps pour ses passions : l'alpinisme, la traduction de l'ancien testament  de l'hébreux à l'italien (autodidacte en hébreux et yiddish) et l'écriture. En 2002, il a reçu le prix Femina étranger pour Montedidio.

La plupart de ses romans sont largement autobiographiques, avec des thèmes récurrents : l'enfance, les premiers émois amoureux, la montagne, le militantisme de gauche des années 60-70. Ils sont traduits en français par Danièle Valin.


Les poissons ne ferment pas les yeux

Gallimard, 2013, 15.90 €

Le narrateur revient sur ses années d'enfance solitaire, avec un regard et des réflexions d'adulte. L'été de ses 10 ans, son père parti en Amérique pour chercher du travail, il passe ses vacances sur une île avec sa mère. Proche de l'adolescence, il se sent grandir, mais a l'impression que son corps ne suit pas. Il apprécie les plaisirs de la plage et de la mer, la pêche, mais reste intellectuel et différent des autres, qui le chahutent… jusqu'au moment qu'il choisit –comme pour mettre fin à son enfance-  pour se laisser tabasser par la bande… C'est aussi l'été d'une rencontre initiatique avec une fillette délurée.


Tu mío

Rivages, 1998

Egalement situé sur une île – inspirée de l'île d'Ischia, en face de Naples, où l'auteur passait ses vacances – le roman en rend toute l'ambiance. Le jeune narrateur accompagne souvent Nicola, un pêcheur qui a connu la guerre, et le fait parler.  C'est aussi le temps de l'adolescence et de l'initiation à l'amour, pas celui –pas forcément enviable- dont parlent les adultes.


Le poids du papillon

Gallimard, 2011, 9.65 €

Dans les Alpes Italiennes, chères à Erri de Luca, un chamois, mâle dominant, mène sa harde depuis des années, et sent s'approcher le moment où il ne gagnera plus les défis de mâles plus vigoureux.  Face à lui, un braconnier vieillissant, dont la dernière ambition est de tirer ce chamois légendaire. Un duel de ruse et d'escalade dans un décor de montagne presque sacralisé.


Trois chevaux

Gallimard, 2000, 14.90 €

La vie d'un homme dure autant que celle de trois chevaux.

Le narrateur, Italien émigré en Argentine par amour, retourne au pays après la mort de sa femme, victime de la dictature militaire. Lui, le rescapé, a appris que la vie d'un homme dure autant que celle de trois chevaux. Il travaille comme jardinier et mène une vie solitaire, avec ses bouquins et quelques amis de rencontre. Il entame une nouvelle étape de sa vie lorsqu'il se lie avec une belle femme "qui va avec des hommes pour de l'argent" et entreprend de l'apprivoiser.


Le contraire de un

Gallimard, 2004, 14.75 €

Recueil de nouvelles, ou plutôt de courts récits autobiographiques, où se retrouvent la plupart des thèmes chers à l'auteur : l'Italie, les combats révolutionnaire des années 1970, la montagne, les premiers amours,… Certaines formules -très poétiques ou touchantes d'humanité- ressortent comme des pépites de ces récits, que nous avons néanmoins trouvés ennuyeux.


Rez-de-chaussée

Rivages, 1996, 8.15€

Chroniques (parues dans les journaux italiens) qui reprennent l'actualité de l'auteur, de ses petits boulots d'ouvrier aux convois humanitaires en ex-Yougoslavie.

21/10/2013

Nouvelles

La nouvelle est un récit court, en prose. Cependant, plus que sa longueur, c'est davantage la concision et l'efficacité de son écriture qui la caractérisent. Souvent l'intrigue est assez simple mais construite de façon à ménager un effet de surprise au dénouement : la chute.

 

Nous avons tous en mémoire de savoureuses nouvelles de Maupassant, comme Boule de Suif ou Aux champs.

Néanmoins, pour la plupart, nous ne sommes pas des lecteurs de nouvelles. C'est donc une découverte, ou une redécouverte. Voici les titres présentés :

 

Les oliviers du Négus, Laurent Gaudé

Récit de la mort d'un Sicilien, ancien de la guerre d'Ethiopie, tellement pénible qu'il avait été surnommé le Négus, et mis au ban du village.

 

Un thé sur la montagne, Paul Bowles

Le thé revient dans chaque nouvelle, quel que soit le pays où elle se situe. On est tout de suite dans une ambiance.

 

Escales, Mouloud Mammeri

Nouvelles parues de" 1953 à 1989 dans les journaux, écrites dans une langue recherchée, presque démodée.

Ameur des Arcades : un gamin des rues algérien débrouillard est plus ou moins adopté par des Européens, mais il y a incommunicabilité entre leurs deux cultures. Entre le besoin de liberté d'Ameur et la rigueur et la discipline attendues de lui.

Ténéré atavique : emprise du désert.

La meute (1976) : métaphore sur la guerre d'Algérie.

 

Le livre de la vie, Stuart Nadler

Des conflits familiaux, des personnages aux prises avec leur culpabilité. Très américain.

 

Le ramadan de la parole, Jeanne Benameur

Chaque nouvelle, dans un contexte différent, présente une jeune fille, en révolte ou en résistance, qui s'adresse à sa mère.

 

Tous mes amis, Marie Ndaye

Nouvelles prenantes, avec des renversements, dus aux confrontations entre les personnages : les relations entre eux déplacent le point de vue, qu'il s'agisse d'un professeur qui emploie une ancienne élève comme bonne, d'anciennes Claudettes qui se retrouvent après 30 ans, ou de jeunes hommes vendus à des femmes plus âgées…

 

Le tapis du salon, Annie Saumont

Nouvelles de 4 pages, reflets de la société américaine. L'écriture est très particulière, sans ponctuation.

 

Il ne fait jamais noir en ville, Marie-Sabine Roger

10 nouvelles aux personnages attachants, souvent des femmes, étudiées au travers des relations qu'elles ont avec leur entourage.

 

Saules aveugles, femme endormie, Haruki Murakami

Des histoires où surgit l'étrange qui transfigure la banalité de l'existence… ou sa tristesse.

 

Silhouettes, Jean-Claude Mourlevat

10 nouvelles fortes et cruelles, à l'écriture fluide (collection Gallimard pour ados, Scripto). Malgré leurs bonnes intentions, les personnages se font tromper ou exploiter, comme cette femme tellement heureuse d'être  engagée comme "silhouette" pour un film...

 

Ça me file le bourdon, Hervé Giraud

Nouvelles mettant en scène des ados, pour les ados.

 

En dehors des nouvelles, nous évoquons quelques romans récents qui nous ont plu :

La confrérie des moines volants, Metin Arditi

Chaque jour, chaque heure, Natasa Dragnic

Partage, Gwenhaëlle Aubry

Bent road, Lory Roy

Le peigne de Cléopâtre, Maria Ernestam

Palladium, Boris Razon

Kinderzimmer, Valentine Goby

Le jardin de l'aveugle, Nadeem Aslam

La garçonnière, Hélène Crémillon