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09/04/2020

Silo

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Silo

Hugh HOWEY

Actes Sud (Exofictions), 2013, 560 p., 23€

Traduit de l’américain Wool par Yoann Gentric  et Laure Manceau

 

Sur une terre post-apocalyptique, l’humanité a survécu depuis des générations dans un gigantesque silo enterré, organisé en étages autour de la spirale de son escalier central -répartis comme autant de couches sociales : tout au fond, les machines et les mécanos, plus haut les salles d’épuration, les jardins hydroponiques, les ateliers, les logements, les dortoirs, les services,… et enfin la cafétéria et le bureau du shérif.

Pour la survie de cette société en vase clos, il importe avant tout de respecter l’ordre établi. Contrôle strict des naissances, obéissance, travail assidu dans sa caste. Lorsqu’un contrevenant ne respecte pas les tabous, il est envoyé au "nettoyage" : expulsé du silo en combinaison de protection, il s’affaire à nettoyer les capteurs donnant la vue sur les environs jusqu’à ce que les gaz toxiques de la surface l’achèvent. Son sacrifice permet ainsi aux confinés de contempler le panorama désolé entourant le silo.

Brisé depuis la mort de sa femme, le shérif Holston décide de passer à son tour au nettoyage. C’est sa succession qui déclenche des conflits et déséquilibres dans le silo : la Maire, Jahn, souhaite nommer au poste de shérif la personne la plus compétente et incorruptible, tandis que le puissant chef du DIT (Département d’InfoTechnologies) voudrait un homme à sa solde…

Rosie la riveteuse.jpgUn des meilleures livres d’anticipation que j’aie lus depuis longtemps, avec des personnages  forts et crédibles, à commencer par Juliette, femme pleine de ressources et de convictions, meneuse d’hommes, que je n'ai pas pu m'empêcher de visualiser en Rosie la riveteuse ! Et toujours cette question lancinante : qu'y a-t-il réellement à l'extérieur ?

Ce roman haletant, bien construit, mêle judicieusement action et réflexion de fond… entre droit à l’autodétermination et  maintien à tout prix de l’ordre établi pour protéger le plus grand nombre. Hugh Howey soulève des questions d’éthique : peut-on, doit-on, pour le bien commun, réserver le savoir et la gestion à une élite sélectionnée ? Qui peut décider de ce qui est bon pour la communauté ? L’accès à la vérité justifie-t-il de mettre en danger ses proches ?

On peut lire seul cet opus, ou poursuivre la trilogie avec la prequel Origines et la touche finale Générations.

Aline

11/03/2020

Bobiverse

roman étranger,science-fiction

Nous sommes Bob, t1 : Nous sommes légion

Dennis E. Taylor

Bragelonne, 2018

Traduit de l’anglais We are Legion (We are Bob) par Sébastien BAERT 

 

Bob le geek a été bien inspiré : il a investi quelques-uns des millions générés par la vente de sa start-up d'informatique dans une entreprise de cryogénisation promettant de conserver son cerveau après sa mort... en attendant d’avoir les moyens de le ramener à la vie. Justement, peu après, il se fait écraser en traversant la rue ! Mais ce que Bob ne pouvait pas prévoir, c’est que la société évoluerait pendant les décennies que durerait son « sommeil ».

Lorsqu’il se réveille, L’Amérique du Nord est désormais une dictature religieuse, FAITH, et Bob est la propriété d’une entreprise privée sous contrat gouvernemental. Les données contenues dans son cerveau ont été récupérées, et pourraient être réimplantées comme intelligence d’une sonde intergalactique... s’il reste sain d’esprit !  Passé le premier choc de se retrouver sans corps, il se retrouve rapidement en compétition avec d’autres « réplicants », candidats à un voyage dans l’espace pour trouver une planète habitable pour l’humanité. A la fois indispensable puisque la terre commence à montrer ses limites, cible de choix pour les pays en compétition pour conquérir l’univers, il est aussi une abomination pour la frange la plus fanatique de FAITH opposée à toute forme de vie post-mortem !

Canadien anglophone, Dennis E. Taylor est un grand lecteur de science-fiction. Programmateur informatique, il est devenu écrivain à plein temps avec le succès de sa trilogie Nous sommes Bob. Son récit est bien structuré, et mélange avec talent et originalité les ingrédients de base de la SF : informatique, science, exploration de systèmes stellaires, évolution de l’humanité, questions d’éthique… en les pimentant d’humour et de nombreuses références cinématographique. L’écriture reste assez détachée, même dans les moments dramatiques, mais en même temps, comment s’impliquer émotionnellement quand on est une machine ? Au total, un roman de SF bien construit, efficace et prenant, assez pour avoir  hâte de passer aux tomes suivants de la trilogie.

Aline

27/04/2015

La lune seule le sait

Roman, science-fiction, uchronieLa lune seule le sait

Johan HELIOT

Gallimard (Folio SF), 2003.

 

1889, apparition d’une nef cosmique dans le ciel de Paris. Dix ans plus tôt, les extraterrestres ont conclu une alliance avec le Président Badinguet. Maîtrisant parfaitement le domaine biologique et son évolution, les Ishkiss ont besoin des techniques humaines de maîtrise des machines. Le mélange des deux compétences permet d’obtenir des êtres hybrides (par exemple mi luciole, mi vaisseau). Mais cette science fabuleuse est monopolisée par le tyrannique Louis Napoléon III, qui l’utilise pour opprimer le peuple et réprimer toute contestation.

La résistance est menée par les intellectuels, à partir de l’île de Guernesey. Louise Michel s’est volontairement laissée déporter au bagne sur la lune, afin de découvrir ce qui se trame dans les souterrains de la Cité Sélénite. A son tour, Jules Verne est envoyé observer la Base Cyrano, site de décollage de vaisseaux interstellaires en cours de réalisation, fruit de la collaboration entre humains et Ishkiss. Pour les résistants, Verne est le dernier rempart contre les dangereux projets de Napoléon.

Qui d’autre que lui aurait pu appréhender l’inconcevable ? Qui, sinon l’homme qui avait défié les limites de l’imaginaire à longueur de page des années durant ?"

L’auteur s’est régalé avec cette uchronie réjouissante, mettant en scène des intellectuels du Second Empire, que le lecteur reconnaîtra (ou pas, ce qui ne nuit en rien à la lecture) : Jules Verne bien sûr, mais aussi Thomas Edison, Hetzel, Victol Hugo, Juliette Drouet,… sans parler des références à l’œuvre de Cyrano de Bergerac. La résistance à la tyrannie et les aventures des héros sont narrés dans un style qui n’est pas sans rappeler Jules Verne lui-même, et l’ensemble du livre m’a semblé un vibrant hommage à cet auteur.

Prix Rosny-Aîné 2001 du meilleur roman de science-fiction francophone. Suivi de deux autres uchronies, situées à des époques différentes, avec des personnages/intellectuels de leur temps : Léo Malet dans La lune n’est pas pour nous, et Boris Vian dans La lune vous salue bien….

Aline

25/03/2015

Bouillon d'Anticipation

Lors de notre rencontre de février, nous n’avons fait qu’effleurer le vaste champ de la littérature dite « d’anticipation », qui comporte de nombreux genres et sous-genres.

La littérature adolescente regorge de très bons titres d’anticipation, souvent des dystopies : (contre-utopie : fiction dépeignant les conséquences néfastes d’une idéologie poussée à l’extrême). Outre qu’elles offrent d’excellents récits à suspense dans des mondes de fantaisie, leurs auteurs cherchent souvent à mettre en garde contre les dérives de nos propres sociétés. Nous en avons critiqué plusieurs sur le blog : Starters de Lissa Price / Les Fragmentés de Neil Shusterman / La Déclaration de Gemma Malley / Legend de Marie Lu / Divergent de Veronica Roth. Lire aussi Le Passeur de Lois Lowry / Uglies de Scott Westerfeld / Hunger games de Suzanne Collins.

Les premières dystopies sont sans doute les romans suivants, des "classiques" à relire absolument ! Le meilleur des mondes (Brave New World, 1932) d’Aldous Huxley / Ravage, de Barjavel (1943) / 1984 de George Orwell (1949) / Fahrenheit 451, de Ray Bradbury.

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Quelques titres de Fantasy Urbaine ont happé notre imagination : Lombres, par China Miéville / Neverwhere, de Neil Gaiman. La fantasy urbaine prend place dans une ville (ici Londres), à une époque industrielle (19e ou 20e siècle), où le surnaturel fait irruption. Les machines à vapeur entrent en contraste avec les créatures magiques, comme dans la saga des Wildenstern, d’Oisin McGann (sous-genre « Steampunk »).

Le récit de science-fiction organise un monde imaginaire à partir de connaissances qui ne relèvent ni du merveilleux ni du religieux, mais de théories scientifiques réelles ou supposées, souvent en lien avec d’autres planètes et situées dans le futur. L’écrivain Terry Pratchett déclare avec humour : "La science-fiction, c'est de la fantasy avec des boulons."

Les précurseurs de la science-fiction sont Cyrano de Bergerac, en 1657, dans L'Autre monde ou les États et Empires de la Lune et du Soleil, puis Jules Verne avec De la Terre à la Lune (1865), et H. G. Wells avec La Machine à explorer le temps (1895), ou La Guerre des mondes (1898). La science-fiction a connu un grand succès après la seconde guerre mondiale et jusque dans les années 1970, même si la qualité de ses auteurs n’était pas toujours reconnue. Citons quelques favoris:

La stratégie Ender, d’Orson Scott Card / Le monde du fleuve, de Philip José Farmer / Fondation, d’Asimov / Hyperion et Endymion, de Dan Simmons / les romans ou nouvelles du français Ayerdhal...et René Barjavel.

D’autres titres ou auteurs ont aussi été évoqués :

Jack Vance, auteur prolifique

Echange standard de Robert Sheckley, complètement farfelu, où le héros, américain, utilise le « psychochoc » pour échanger sa vie avec celle d’un martien.

Le grand livre, de Connie Willis, original et humoristique, autour du voyage dans le temps et des paradoxes induits si les observateurs modifient l’ordre des choses.

Pardon, vous n’avez pas vu ma planète ? de Bob Ottum. Où un émissaire extraterrestre vient prévenir d’une visite touristique sur la terre de ses congénères pacifistes.

Ayerdhal

roman d'anticipationDemain une oasis

AYERDHAL (alias Marc SOULIER)

Au diable Vauvert, 2006, 17.50 €

 

Il était moitié médecin, moitié technocrate à Genève. Il avait un nom. Il n’en a plus : on le lui a retiré un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un pistolet mitrailleur, deux baffes bien assénées, une cagoule, des jours dans une cave sous perfusion et somnifère...

Normal pour un kidnapping! C’est au réveil que ça commence à clocher, quelque part dans un désert africain, à côté d’un vieillard gravement gangrené, quand un commando humanitaire lui confie la responsabilité médicale du village dans lequel il est abandonné…

 

L’Interne comme il est appelé est contraint d’aider à la survie de peuples africains, vivants en plein désert, nomades chassées de chez eux par la foi, la guerre, la misère. Il se prend au jeu du groupe qui vient changer le monde, avec des actions dures et violentes pour avoir des financements.

 

Un peu dur à lire parfois, pour moi, à cause des termes de science-fiction par rapport à l’au-delà. Malgré cela, un bon style avec beaucoup de vocabulaire.

Annie

roman d'anticipation

La logique des essaims

AYERDHAL

Imaginaires sans frontières, 2001, 325 p., 15 €

 

Spécialiste de la science-fiction, Ayerdhal a surtout écrit des romans, voire des sagas. La logique des essaims est pourtant un recueil de nouvelles, regroupées à partir de textes courts parus au fil des années. Ayerdhal nous emmène dans les galaxies, à la rencontre d’autres formes de vie.

 

Dans Scintillements, le professeur Edgin est invité à visiter une cité construite par les Batik, les ennemis des humains dans l’espace. Après des siècles de guerre sur plusieurs planètes, et un ultimatum proposant aux extraterrestres de quitter cette planète-ci, tous les Batiks se sont suicidés. Pourquoi ce suicide collectif, qui ressemble à un message destiné aux humains ?

 

Comme de nombreux textes d'Ayerdhal, cette nouvelle traite du choc des civilisations. On peut souvent en tirer une réflexion sociale ou philosophique. C’est ce qui donne leur force à ses récits, pleins d’imagination, bien écrits, et souvent parsemés de touches d’humour.

Aline

18/03/2015

All you need is kill

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All you need is kill T1

                                  

Obata Takeshi

                     

Kazé, 209p., 6.99€

 

 

  

Vous connaissez Le jour le plus long? Ce film où Bill Murray recommence éternellement la même journée ? C’est ce que vit aussi notre héros dans ce manga. Inlassablement la même journée recommence. Nous sommes en temps de guerre, la guerre contre les Mimics, extraterrestres venus de contrées lointaines. Ils ont déjà envahi toute la Terre mais seul un pays résiste : le Japon.

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 Keiji notre héros est engagé dans l’armée japonaise. Demain c’est son premier combat contre les Mimics. Peu entraîné et plutôt peu musclé, il meurt dès les premières minutes au front mais se réveille aussitôt dans son lit pour recommencer à nouveau cette veille de combat.  

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Cela n’atteint pas les autres qui ne s’en rendent pas compte. Seul Keinji garde la mémoire des évènements passés. Son esprit mais aussi son corps se souviennent. Et si pour enfin passer au surlendemain Keiji devait défier la mort ?

 

L’idée originale ne perd pas son souffle du début à la fin. On est captivé par les efforts de Keiji pour réussir à ne pas mourir au combat. Lors des attaques contre les Mimics les dessins sont durs, gores et bien sanglants. L’histoire, les progrès du héros fascinent. Généralement pas une très grande fan des mangas celui-ci m’a envouté littéralement et à cela s’ajoute une chute à laquelle on ne s’attend pas.

 

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 Le tome 2 tient également ses promesses et nous surprend avec une chute inattendue.

Dyptique (fin au tome 2) disponible dans le rayon adulte BD.

 

Pour aller plus loin, adaptation au cinéma

Edge of tomorrow de Doug Liman

Avec Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton - sortie le 4 juin 2014

 

Céline

10/03/2015

Invisible

roman,science-fictionInvisible

Fabrice COLIN

Mango (Autres Mondes), 2009 

En 2019, deux adolescents, Tiago et Douglas sont des petites frappes faisant partie d'un gang. Pour s'en sortir, ils font des casses et obéissent à Angel le chef du groupe. Sauf que cette fois-ci, le casse ne se passe pas comme prévu. Ils ont été attendus, et l'armée a débarqué. Dans sa fuite, Douglas emporte une valise qu'il a quand même réussi à dérober. Après quelques efforts, les jeunes parviennent à l'ouvrir, mais elle contient un flacon qui semble vide. Poussé par la curiosité, Douglas l'ouvre... lâchant des milliards de Nanorobots : des machines minuscules, invisibles à l'œil nu, prévues pour prendre le contrôle des êtres humains et modifier leur organisme. Que vont devenir Tiago et Douglas ? Quel avenir pour leur société après cette mise en liberté de tous ces Nanorobots ?

Roman facile, certes, mais qui permet un rythme rapide. L'action arrive tout de suite, les aventures se succèdent sans temps mort. Beau récit de science-fiction pour les ados mais aussi pour les adultes qui trouveront du plaisir dans ce genre de littérature. Tous les ingrédients sont réunis : aventures, rebondissements, histoire d'amour, d'amitié.

Depuis 2000, la collection Autres Mondes fait sa place dans les romans adolescents. A partir de romans de SF actuels qui mettent en scène notre société, cette collection propose aux jeunes une réflexion sur le monde qui nous entoure et sur son évolution réelle et possible.

Disponibles à la bibliothèque au rayon ado :

Fabrice COLIN : Memory Park

Nathalie LE GENDRE : Automates, 49302

Danielle MARTINIGOL : Les abîmes d'Autremer

Johan HELIOT : Ados sous contrôle

Christophe LAMBERT : La loi du plus beau

Céline

11/10/2014

Au-delà des étoiles

Au-delà des étoiles

Beth REVIS, Pocket jeunesse (PKJ), sept 2014, 441 p., 18.50 €

Traduit de l’américain Across the Universe par Cécile Chartres

roman ado,science-fictionLe Godspeed, vaisseau interplanétaire, voyage en direction de la planète Centauri, terraformable. Scientifiques et militaires de haut rang sont cryogénisés, tandis que la communauté de futurs colons, composée principalement d’agriculteurs, fait se succéder les générations dans l’immense vaisseau.

La narration est menée en alternance par deux jeunes : Elder, futur dirigeant du vaisseau, devrait faire son apprentissage auprès du Doyen, mais celui-ci se montre peu coopératif et de plus en plus tyranique. Amy, cryogénisée pour accompagner ses parents, aurait dû être réanimée après 300 ans à l’arrivée du vaisseau. Mais son caisson est désactivé et elle se réveille 50 ans avant la date prévue. Tous ses rêves sont gâchés et elle doit s’habituer à vivre dans l’espace clos du vaisseau, avec des mœurs et des règles qui la heurtent.

Pire, d’autres caissons sont débranchés, causant la mort des personnes cryogénisées qu’ils contiennent. Amy craint pour ses parents et enquête avec Elder. Mais plus ils approfondissent le fonctionnement du vaisseau, plus ils remettent en question la planification et l’autorité du Doyen…

Ce que j'ai aimé ? le suspense, un début d'histoire d'amour pas trop « nouille », l'opposition entre personnages : jeunes plus idéalistes, et vieux pour qui la fin justifie les moyens. Mais surtout des pistes de réflexion intéressantes : Qu’est-ce que la normalité / la différence ? Le pouvoir et ses dérives : a-t-on le droit, au prétexte du bien général, de mentir et manipuler... voire pire (je ne vous dis pas tout !)

Ce qui aurait pu être amélioré ? Les personnages ne sont pas très approfondis, ce qui sera peut-être compensé dans les tomes suivants. Le lecteur devine avant la fin qui débranche des caissons, mais reste pourtant suspendu au récit pour comprendre le rôle et les motivations de chacun.

Roman de science–fiction pour ados, bien ficelé, entre dystopie et space-opera. Le tome est relativement clos, et pourrait se lire seul, mais la trilogie est déjà parue en anglais.

Aline

01/06/2013

La 5e vague

roman,science-fictionRécit d'une irrésistible et cruelle invasion d'extraterrestres.

Le problème, c'est que ces extraterrestres ont pris le temps d'observer les humains et savent où et comment frapper.

 

Cassiopée, l'une des dernières survivantes, raconte l'invasion, vague par vague :

-          la première vague, une impulsion magnétique, a stoppé définitivement tout appareil mécanique, électrique ou électronique, causant de multiples accidents et mettant un terme aux communications ;

-          la deuxième vague a fait trembler la terre, causant une immense déferlante et faisant disparaître toutes les villes côtières ;

-          la troisième vague a répandu un terrible virus mortel, la Peste Rouge, exterminant la plupart des humains restant ;

-          la quatrième vague est celle des silencieux. Les humains éparpillés tentent de survivre, tant bien que mal, ou se regroupent en guérillas.

Cassie, elle-même,  vit cachée dans la forêt après avoir perdu tous les membres de sa famille. Sa seule raison de se battre est la promesse qu'elle a faite à son petit frère Sammy de le retrouver. Survivre, c'est tuer ou être tuer, ne faire confiance à personne car les aliens, les Autres, ont pris une apparence humaine !

 

Le narrateur varie. Selon les chapitres, nous suivons les aventures de Cassie, d'Evan, ou des enfants soldats,  Zombie, Ringer, Nuggets et les autres… entraînés  à tuer dans un camp militaire… qui tient aussi du camp d'extermination.

Malgré la cruauté des situations, le lecteur suit avec avidité les aventures des jeunes héros, les rebondissements, trahisons… et histoires d'amour ! L'écriture est efficace, imagée. Le récit est facile à suivre malgré les nombreux flashbacks.

 

Moi qui prévoyais de m'ennuyer avec un livre "déjà vu", j'ai vite changé d'avis : c'est  un très bon roman haletant de SF pour jeunes adultes, annoncé comme une trilogie (tome 2 à paraître en mai 2014).

 

La 5e vague

Rick Yancey, R. Laffont (collection R), 2013, 18.50 €

Traduit de l'américain The fith wave par Francine Deroyan